
Comment en êtes-vous arrivés à collaborer ensemble?
Yves : J’étais en tournée aux USA, j’avais quelques jours off. Je suis allé dans une soirée, j’ai rencontré Jesus, on a parlé, le feeling est bien passé, on s’est dit : « Essayons de faire un titre ensemble ». On a loué un studio à New York et voilà !
Vous vous connaissiez de réputation avant de travailler ensemble ?
Jesus : Je connaissais le travail d’Yves, il est très connu au Brésil, j’étais très admiratif de ce qu’il faisait.
Yves : Je savais que Jesus était DJ. Après on m’a parlé de son côté people, mais comme je ne lis pas ce genre de presse… Et je ne suis pas fan de Madonna, au contraire de ma sœur !
Vous vous entendez bien ?
Jesus : Oui, Yves est un gars simple, comme moi, on a un peu la même personnalité, il est très humble.
Yves : Jesus est très cool, je ne travaille pas avec des cons (rires)! J’ai collaboré avec de plus gros DJ, et ça s’est mal passé. Jesus est très gentil alors que dans ce milieu normalement, les gens ne pensent qu’à eux!

Que pouvez-vous nous dire de « Running Man » ?
Yves : On voulait faire un titre énergique qu’on puisse jouer tous les deux dans nos sets, car on passe un peu les mêmes types de morceaux. Et on le trouve vraiment bien !
Jesus : Pour moi, un bon morceau house doit avoir un aspect commercial, mais aussi un côté plus profond, et tous les publics devraient pouvoir l’aimer. Avec ma musique, je veux mettre le feu. Je veux que les gens dansent, ça doit être comme une explosion !
Certaines personnes doivent douter du talent de Jesus à cause de son image people. Que peux-tu nous en dire, Yves ?
Yves : Il est très talentueux, il sait très bien mixer. Ce sont les mauvaises langues qui disent le contraire.
Jesus : Au Brésil, on aime la danse et la musique. J’ai grandi dans un milieu musical. Il y a un musicien de samba très connu dans ma famille et mon oncle avait un groupe de rock. Mon petit frère fait aussi de la musique et ma mère était danseuse. La musique, c’est naturel pour moi. De plus, Paul Oakenfold, que j’ai rencontré sur la tournée de Madonna, m’a donné beaucoup de conseils.
Tu continues en parallèle ta carrière de mannequin?
Oui. La musique et la mode ne sont pas si éloignées que ça. Quand je mixe en club, on me demande souvent de faire des shootings, et quand un styliste m’engage pour un défilé, il me propose souvent de jouer lors de l’after du défilé. Les deux choses sont liées.
Yves, tu as dis récemment que 2010 avait été catastrophique pour toi. Ce n’est pas exagéré ?
J’aime bien exagérer, je suis le Marseillais de Neuchâtel (rires) ! Mais 2-3 titres qui ne marchent pas, ça remet les pieds sur terre. Après « Rise Up », tout le monde m’a dit : « Il faut que tu refasses un morceau dans le même genre pour la radio ». Et j’ai un peu oublié mon premier public : les gens des clubs. Mais là je repars sur les chapeaux de roues. J’ai plein de singles qui vont sortir et ça commence à prendre super bien.
Un autre duo Yves Larock-Jesus Luz est-il envisageable dans le futur ?
Jesus : Tout se passe très bien dans notre collaboration, donc je pense que oui.