
Ton nouvel album « The Den » sort sous ton vrai nom, tu en avais marre de Lole ?
Je ne voulais plus me cacher derrière un pseudo. Ma musique a évolué, elle a changé de format, ce n’est plus de la folk classique avec batterie et guitares. Dans ma vie aussi, j’ai changé, j’ai 28 ans, c’est pourquoi j’ai voulu reprendre mon vrai nom.
Tu as définitivement tué Lole ?
Non, je ne l’ai pas tuée, la pauvre (rires), mais je ne vais plus sortir de disque sous ce nom.
« The Den » est assez différent de tes 2 précédents albums, comment définirais-tu ton nouveau son ?
C’est toujours difficile de mettre des étiquettes sur ce que l’on fait, mais j’ai essayé de mélanger mes sonorités folks avec des sons plus expérimentaux et avec mes racines classiques. Je voulais aussi voir ce que l’on pouvait faire en se passant de batterie.
Ce disque a été réalisé par Valgeir Sigurðsson, qui a notamment travaillé avec Björk et Camille, comment cette collaboration s’est faite ?
Très simplement. J’aimais beaucoup ce qu’il faisait, donc je lui ai envoyé un e-mail avec une démo, en lui demandant si on pouvait travailler ensemble. Il est quand même assez connu et je ne m’attendais pas à ce qu’il accepte. Finalement, il a aimé le morceau que je lui avais envoyé et il a demandé à me rencontrer. Même si j’apprécie énormément ce qu’il fait, avant de travailler avec lui, je voulais être sûre d’avoir la liberté de faire ce que je voulais. Au final, il était très cool et on était sur la même longueur d’onde.

Tu as supporté le froid en Islande ?
En fait, il ne fait pas si froid que ça, c’est un peu le même temps qu’en Suisse en ce moment ! On se fait une fausse image de l’Islande, il ne fait pas -30 degrés toute l’année comme on peut l’imaginer, en tout cas pas à Reykjavik. A Noël, il faisait 10 degrés. Et l’absence de lumière ne m’a pas dérangé plus que cela.
Raconte-nous une anecdote sur l’enregistrement de « The Den »
En studio, je m’étais amusée à créer des petits personnages en collant le visage des musiciens sur des objets, des animaux, des robots, etc. J’ai collé la tête du bassiste sur un corps d’élan, c’est assez drôle, on peut voir ces collages dans une vidéo sur mon site.
Cite-moi un truc que tu as adoré et un truc que tu as détesté en Islande.
Ce que j’aime bien, c’est qu’on peut se baigner en plein air dans des saunas avec de l’air chaud, on n’a pas ça en Suisse ! Mais un truc que je déteste, franchement, je ne vois pas !
Ton disque sort aussi à l’étranger ?
Oui, il est sorti en France et en Belgique. Pour l’instant, rien d’autre n’est prévu, je préfère me focaliser sur quelques pays, c’est déjà suffisamment prenant comme cela. Mais normalement, il devrait ensuite sortir en Allemagne et dans d’autres pays européens l’année prochaine.
Et sur scène ça donne quoi : un concert d’Olivia Pedroli, c’est différent d’un concert de Lole ?
On est 7 sur scène, je suis avec des musiciens de talent, comme Fauve. On veut vraiment créer une ambiance spéciale, emmener les spectateurs dans un univers particulier, c’est pour cela qu’on va faire très peu de dates pour l’instant, car on veut vraiment jouer dans de beaux endroits afin de faire les meilleurs concerts possibles.

ACTU
Album « The Den »
Déjà disponible
En concert à l’Octogone de Pully le 18 novembre
Et à l’Alhambra de Genève le 23 novembre