Aya Waska

 

Il fait du reggae et collabore avec des stars internationales, mais ce musicien au nom exotique est bien de chez nous, de Nyon, pour être précis. De son vrai nom Stanislas Roux, ce jeune artiste planche actuellement sur un nouvel album et a sorti un single avec le rappeur américain Afu Ra, « From Brooklyn To Jamski ».

 

 

Aya Waska From Brooklyn To Jamski

 


Tu as fait beaucoup de concerts à l’étranger. Comment cela s’est-il passé ? Peu d’artistes suisses parviennent à la faire.


C’est difficile pour les musiciens suisses, même si Junior Tshaka et Jaba jouent un peu à l’étranger. Pour y arriver, il faut se battre, ne pas être trop difficile pour le cachet, mais c’est possible. J’ai beaucoup voyagé, notamment au Burkina-Faso, et j’ai été invité en Suède et en Angleterre par des artistes. Je suis allé récemment en Russie, à la demande d’un sound system qui venait parfois en Suisse et qui a aimé mes morceaux. Je fais aussi pas mal de concerts en France. Dans le milieu du reggae on s’invite facilement.

 

Parle-nous du nouvel album sur lequel tu travailles.


Il s’appellera « Champ magnétique » et sortira en octobre ou en novembre, et la tournée débutera en octobre. Mon deuxième album, « Connexion », était le fruit de mes rencontres, il était composé seulement de duos. Mais pour ce nouveau disque, je serai seul, excepté pour quelques rares collaborations, comme avec Afu Ra, qui est en featuring sur mon nouveau single « From Brooklyn to Jamski ». Je vais mélanger les styles et élargir les thématiques. Ce disque contiendra des chansons d’amour et des morceaux pour faire danser. Peut- être que Selah Sue sera aussi sur l’album.

 

Tu as collaboré avec Sergent Garcia et Akon dans le passé. Sont -ils sympas ?


Sergent Garcia est très accessible, je l’ai rencontré à la fin d’un concert, je lui ai dit que j’aimais beaucoup ce qu’il faisait et je lui ai donné mon disque. Trois jours après, il m’invitait sur scène à jouer avec lui. Akon, je ne l’ai pas rencontré, on a fait le morceau à distance, mais je l’ai eu au téléphone. Il cherchait un artiste en Europe avec qui collaborer et quelqu’un à Paris m’a contacté pour me proposer de travailler avec lui. Il a même mis notre morceau sur une compil aux USA. Souvent, les artistes sont très ouverts et prêts à collaborer, il faut juste oser leur demander.

 

« Souvent, les artistes célèbres sont très ouverts et prêts à collaborer, il faut juste oser leur demander »

 

Dans tes chansons, tu aimes aborder des thèmes sociaux et engagés. Pourquoi ?


Quand on a la chance d’avoir un impact sur les jeunes et de pouvoir véhiculer un message, il est important de le faire, de proposer des réflexions ouvertes, de s’interroger sur des questions philosophiques. En plus, la philosophie et la spiritualité sont des choses que j’aime beaucoup.

 

Tu es passionné par la poésie et les mots. Te sens-tu plus poète ou musicien ?


Etant très perfectionniste, je ne trouve pas mon écriture au niveau que je souhaite, j’ai encore du travail pour être vraiment satisfait et me dire poète. Je me trouve meilleur dans le flow et la musique.

 

Que signifie Aya Waska ?


Ce sont deux plantes utilisées par des shamans en Australie qui permettent de soigner l’âme et par conséquence les blessures du corps. Je voulais un nom qui fasse voyager l’auditeur. Et j’aimais bien les sonorités reggae du mot.

 

Philosophie, nature, shaman, serais-tu un peu baba-cool ?


Je n’habite pas à la campagne avec des chèvres, même si ça ne me dérangerait pas. Je suis peut-être un peu baba-cool dans l’esprit, mais je ne suis pas naïf sur le monde et la société. C’est vrai que j’aime bien la nature et le côté « Peace and Love ».

 

 

 

ACTU

Single « From Brooklyn To Jamski »

Déjà disponible